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Montréal,
le 21 janvier 2002
Peut-on
encore réhabiliter le politique
au Québec?
Conférencier : Jean-Pierre Charbonneau,
président de l'Assemblée nationale
Réacteurs et commentaires: Dorval
Brunelle et Gilles Bourque, département de sociologie
UQAM
Les institutions de régulation politique, naguère considérées
comme garde-fous de la démocratie, traversent une crise de légitimité
sans commune mesure. Crise de confiance de la population qui ne croit
plus en la représentation de ses élus. Crise de légitimité
des élus dont les prérogatives sont sapées par le
pouvoir exécutif et par des structures parallèles de type
corporatiste et technocratique. Ainsi atrophié, l'espace de délibération
publique est de plus en plus perçu comme un décor qui permet
aux décideurs extraparlementaires de dicter leurs choix politiques
à la population, sans que celle-ci n'ait vraiment à se prononcer.
Le politique se trouve ainsi confisqué, la voix populaire muselée,
l'institution parlementaire contournée. Peut-on encore parler de
démocratie quand celle-ci se joue en dehors du politique? Peut-on
encore parler de la représentation populaire quand le pouvoir décisionnel
passe de l'Assemblée nationale, garante de cette représentation,
aux cabinets d'experts?
Pour que les élus du peuple ne soient plus contraints de jouer
le rôle d'estampille des projets ministériels ou de se plier
à la ligne partisane du gouvernement ou de l'opposition ,
le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau
en appelle à une révision profonde de notre système
démocratique. L'espoir d'un renouveau démocratique est donc
permis, à condition d'y contribuer collectivement.
Lundi
21 janvier 2002, 19 h à 21 h 30
Bibliothèque nationale
1700, rue St-Denis (salle St-Sulpice)
Montréal, QC
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